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Le vin en temps de guerre

Le saviez-vous, le vin pendant la guerre 14-18 était un compagnon indispensable pour les Poilus.

Le rôle du vin pendant la Première Guerre mondiale

le vin en temps de guerre

Le rôle du vin pendant la Première Guerre mondiale a fait l’objet de nombreuses recherches par les historiens. Le vin avait un rôle clef et ambivalent, il était à la fois béquille du Poilu pour pouvoir supporter l’horreur, mais aussi fauteur potentiel de désordre.

La consommation était d’un quart de litre de vin par jour en 1914 (+ 6,25 cl d’eau de vie), elle a augmenté à un demi-litre en 1916, puis un litre en 1918. C’était la ration ordinaire du Poilu. Cela vous donne une idée de l’importance, pour l’état-major, de la présence au front du « Père pinard ».

Le vin était le compagnon indispensable du Poilu, pour plusieurs raisons :
  • Pour lutter contre le cafard, l’ennui, la perte d’un camarade, l’éloignement.
  • Mais le vin, était alors aussi perçu « comme un alcool-aliment, alcool-réserve, source d’énergie et de calories additionnelles pour le soldat qui en dépense 3.500-4.000 par jour ».
  • Le vin joue aussi le rôle de fluidifiant à la relation d’autorité entre le soldat et son supérieur. Il est à la fois facteur de lien social et de commandement. C’est l’officier qui réconforte les hommes et s’assure leur loyauté- en octroyant des rations supplémentaires de vin, après une dure journée, une offensive…

Qu’importe qu’il soit mauvais, pinasse issue d’assemblages, tirant à 8-9 degrés, parfois coupé d’eau. Boire du bon vin n’était pas dans les habitudes de l’époque.


Néanmoins, le vin, produit culturel, était aussi pour le poilu un lien supplémentaire avec sa province.
Entre 1914-1918, des convois spéciaux ont été mobilisés pour apporter le vin au plus près des tranchées.

Pour Pétain, c’est grâce au vin que les poilus ont remporté la guerre.

Ensuite, durant la Seconde Guerre mondiale, le vin français n’a pas non plus été un produit anodin. Il s’est révélé être, avec la défaite, le butin le plus précieux de France aux yeux des nazis. Dès 1940, des « Weinführer », délégués officiels désignés experts en vin et nommés par Berlin ont pris place dans toutes les régions viticoles de France pour coordonner le plus intense pillage.

vin guerre 14 18